Le fruit mûr : Quand on se laisse le temps de vivre chaque étape
- florence Chauvot
- 14 déc. 2025
- 2 min de lecture

Le fruit mûr : quand on se laisse le temps pour vivre chaque étape
Ce que j’ai compris en Egypte, c’est que la paix vient de la paix et pas de la volonté de se libérer vite, rapidement, devenir une machine à transmuter.
J'ai compris que chaque libération est un processus qui se dessine pas à pas, où chaque strate a besoin de son temps d'intégration et d'élaboration.
On ne force pas une libération quand tout est encore à vif. C’est comme un fruit qu’on voudrait arracher avant qu’il soit mûr : ça fait mal, et ça ne nourrit pas. Il n'a pas eu le temps de mâturer.
Quand c’est le moment, le fruit tombe tout seul.
Il est prêt et cela se fait sans effort. C'est naturel.
Souvent on veut aller trop vite, on veut parler, comprendre, régler, avancer et ces mouvements viennent d’une insécurité. Une part de nous cherche du réconfort, quelqu’un sur qui s’appuyer, un moyen d’apaiser ce qui fait mal. Car c'est inconfortable de rester avec des émotions douloureuses, de la souffrance.
Quand on écoute le rythme de notre corps, qu'on prends le temps d'accompagner nos émotions, qu'on sent que le bon moment est là car c'est en paix. Les choses sont mûres et tout se fait naturellement.
Sentir que l'on est prêt est une forme de sagesse où rien n'est forcé, nié ou oublié!
C'est ce moment où la vie va nous offre cet espace parfait pour parler à quelqu'un, pour lâcher la dernière émotion, pour dire au revoir, remercier, pardonner ou juste senti que c'est en paix...
On développe aussi cette capacité de laisser mâturer sans s'épuiser à comprendre, sans se noyer dans le drama puisqu'on fait un pas de côté pour l'observer et attendre que le fruit soit mûr.
Ce n’est pas une fuite, c’est du respect de notre processus, notre rythme : quand on se sent sécure et en paix.
Quand tout est prêt, quand le corps, le cœur et la conscience s’alignent alors ça se fait en beauté, en justesse, en douceur.
De tout cœur,
Florence Chauvot






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