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Le savoir & la sagesse

J'ai longtemps confondu les deux.

Je pensais que plus on savait, plus on développait la sagesse.


Mais au plus profond de moi, j'ai fini par sentir que la sagesse avait une toute autre saveur.

Le savoir s’acquiert à l’extérieur : à travers des connaissances apprises, des méthodes, des concepts.

Il émerge du mental et se développe par l’étude, l’observation, l’analyse.


Notre société actuelle a construit sa vision du monde principalement à partir de ce registre-là : une société hyper mentale, souvent déconnectée de la rencontre avec soi, des émotions, de l’intuition, de l’intelligence du corps et des mondes subtils.


La sagesse, quant à elle, s’enracine dans l’être.

Elle se vit dans la réalité intérieure : l’intelligence du cœur, la vérité de nos tripes.

C’est le mouvement inverse du savoir : un retour au-dedans.

Elle naît de ce que l’on traverse, pas de ce que l’on lit dans les livres.

Elle apparaît dans les silences, dans les choix difficiles, dans les moments où l’on revient profondément à soi, dans les bouleversements, dans ces sensations intimes qui nous disent : c’est juste.

Elle se révèle quand on s’abandonne à la vie, que l’on honore les cycles, que l’on traverse les épreuves depuis un autre niveau de perception : celui reconnecté au monde.

La sagesse relie à l’invisible ce qui n’est ni mesurable ni tangible et pourtant, au fond, on ressent une foi inébranlable.

Elle demande de revenir au réel, plutôt qu’aux conditionnements collectifs, sociétaux ou familiaux.

Elle invite à rester avec l’inconfort de ce qui est.

Elle réveille des sagesses ancestrales, perdues dans le couloir du temps.


Je crois que c’est pour cela qu’un nombre croissant de personnes se sentent aujourd’hui appelées par les sagesses passées qui parlaient du même message : la vision holistique et non fragmentée de la vie.

La sagesse ne donne pas des réponses toutes faites : elle invite à faire l’expérience, profondément.

Quand le savoir est mis au service de la sagesse, nous redevenons entiers.

Le mental traduit et transmet ce que le cœur exprime et ce que le corps manifeste.

La sagesse, elle, donne au savoir sa direction.


L’un sans l’autre crée un déséquilibre :

Trop de savoir sans sagesse : arrogance, dispersion, déconnexion, coupure avec le réel, surmatérialisme…

Trop de sagesse sans savoir : intuition pure mais difficulté à agir, à structurer, à s’ancrer…

Réunir les deux, c’est retrouver un équilibre en soi.

C’est permettre au mental, au cœur, au corps et au monde subtil de se rejoindre.

Notre inconscient sait!

De tout cœur,

Florence Chauvot

 
 
 

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